Nøgus fait main basse sur le tremplin de Tours

Le quatuor tourangeau remporte le tremplin au cours d’une soirée portée par trois formations talentueuses qui ont enchantées la salle des Trois Orfèvres.

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On peut facilement s’imaginer les maux de tête qu’a dû subir le jury avant de délibérer. En effet, le plateau présenté ce soir-là dans le café-concert du vieux Tours était d’une qualité certaine et très homogène. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé et s’est déplacé en nombre pour venir écouter les forces montantes de la scène locale. Salle bondée, bonne ambiance : tous les voyants étaient au vert pour une soirée réussie.

Malgré tout le talent présent sur la scène des Trois Orfèvres ce vendredi, il fallait bien choisir un vainqueur. Avec sa musique groovy, à mi-chemin entre funk et rock, le quatuor Nøgus a présenté un live carré renvoyant un très belle énergie au public avec une maîtrise de la scène parfaitement dosée qui a sans aucun doute séduit le jury et entériné sa décision. On valide ce choix sans hésiter, non sans oublier de noter les très belles performances du duo Grande et du quintet Orléanais Upseen. Très belle cuvée 2018 du tremplin de Tours.

Rencontre avec Théodore, guitariste de Nøgus, pour une petite interview express, juste après l’annonce de leur victoire et au milieu de la cacophonie ambiante.



C’est quoi ta réaction à chaud, juste après le concert ?

On était un peu stressé au début mais sur scène ça s’est très bien passé. Vu que Upssen, le groupe qui passait avant nous, avait l’air super calé musicalement parlant, on s’est dit qu’on allait donner plus d’énergie pour rentrer dans notre créneau.

Comment a commencé le projet ?

On était tous à « Jazz à Tours » plus ou moins en même temps. On avait déjà un petit projet acoustique et on s’est dit que ça manquait un peu de corps. On a voulu ajouter une section rythmique basse/batterie, donc Gautier et Paul sont arrivés et c’est parti comme ça. C’était il y a deux ans.

C’est un projet encore jeune, vous arrivez à tourner ?

Disons que ça commence tout doucement. Étonnamment on joue plus dans le Perche d’où je suis originaire et un peux moins sur Tours.

À Lire :  Nøgus, funk en toute maîtrise.

Votre musique est pleine d’influences diverses … on va de la funk au rock, en passant par la soul avec même une petite touche électro. Comment tu la définis ?

Je dirais que ce qu’on cherche avant tout, c’est le groove. C’est vraiment notre fil rouge quand on travaille. Sauf que des fois il faut le laisser un peu de côté pour obtenir plus de puissance, c’est là qu’on utilise le rock pour donner plus d’énergie et que ça envoie vraiment.

Quand vous avez lancé Nøgus, est-ce que vous aviez une groupe un peu référence pour choisir votre orientation ?

On vient tous d’univers différents. Moi, je suis plutôt blues, le bassiste c’est le funk à fond, le batteur est plus sur le jazz, même s’il a fait du métal avant. Au début on avait pas vraiment de groupe en référence comme tu dis et puis on a découvert Vulfpeck. On s’est rendu compte que côté groove y’avait vraiment pas mal de choses à reprendre chez eux, avec un côté un petit peu plus moderne et actuel.

« On a pas encore trop d’effets mais plus ça va aller, plus on va se tourner vers l’électronique. »

Vous utilisez des effets sur scène, tu peux nous en parler ?

Oui effectivement, Eliott, le chanteur utilise un pad pour faire des nappes de clavier pour soutenir un peu l’ensemble. Il y en a aussi dans la voix même si ça ne s’est pas trop entendu ce soir. On a pas encore trop d’effets mais plus ça va aller, plus on va se tourner vers l’électronique. C’est un peu la ligne directrice vers laquelle on veut tendre.

Vous avez sorti votre premier disque en janvier, un EP 5 titres. Comment vous avez enregistré ?

On a enregistré au studio La Boîte à Meuh à côté du Mans, c’était notre première expérience en studio. Ça c’est passé en trois jours, mixage compris. On a décidé d’enregistrer en live pour avoir un côté un peu plus chaleureux et moins cadré.

« Sur scène, tous les solos sont improvisés. »

Comment se passe la phase de composition au sein du groupe ?

On a pas une méthode de travail arrêtée, ça dépend vraiment des morceaux. Ça peut venir d’Eliott qui ramène une ligne de basse qu’il a trouvé sur Ableton et sur laquelle on travaille ensuite tous ensemble en répétition. Mais grosso modo c’est du jam. D’ailleurs sur scène c’est pareil, tous les solos sont improvisés, on veut vraiment garder ce côté impro et vivant, c’est très important pour nous.



Plus d’infos

Pour suivre le groupe : Facebook / Soundcloud.

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